12Mar

Photo par Annie Spratt sur Unsplash


Le milieu de travail, une microsociété

Nous avons tous ou presque, dans notre passé, vécu des moments où les relations en milieu de travail ont été tendues et inconfortables. Les gens qu’on ne rencontre qu’à l’occasion bénéficient presque toujours  de notre meilleure disposition puisqu’ils ne nous voient que sur une courte période de temps. Ce que j’appelle « le vernis social » nous permet de garder une relation cordiale et de surface avec tout un chacun et de laisser une impression d’amitié, aussi légère soit-elle.

Tous les jours…

Par contre, les collègues que l’on côtoie  à longueur de semaine deviennent des personnes plus près de nous et finissent par connaître notre vraie personnalité sous pratiquement toutes ses coutures. Au sein d’une famille, les personnalités de chacun sont diverses. Les écarts de conduite sont éventuellement pardonnés et les conflits finissent habituellement par se régler, car la famille reste la famille. En milieu de travail, ce lien familial n’existe pas et malgré la familiarité des uns avec les autres qui s’installe inévitablement, certaines caractéristiques ou certains traits de personnalité, les nôtres comme ceux des autres, peuvent devenir difficiles à gérer ou à endurer sur une base journalière.

Ville Le Bureau

La microsociété que devient le milieu de travail apportera inévitablement des moments de franche camaraderie et des instants moins agréables. La responsabilité de chacun envers l’harmonie du milieu de travail est le seul élément qui puisse empêcher l’escalade de la plupart des conflits. Personne ne désire se rendre tous les jours de sa vie à un endroit où on se sent mal à l’aise, persécuté ou à couteaux tirés avec une ou d’autres personnes. Cette fameuse responsabilité envers l’harmonie est parfois lourde à porter, mais elle ne peut que faire grandir les individus qui la prennent. Seule une éthique personnelle très élevée et bien en place peut permettre de surmonter ses griefs personnels et de parvenir à une entente cordiale, aussi superficielle soit-elle. Au-delà de la responsabilité de chacun, les leaders ont également un devoir de gérer les crises internes, aussi petites qu’elles puissent être. Le coaching existe pour les leaders qui sont moins à l’aise avec les situations de conflit et c’est encore une occasion de grandir et d’évoluer quant à sa carrière pour un leader que d’apprendre à maintenir l’harmonie parmi les gens qu’il ou elle dirige.

Oui, mais qu’en est-il des incompatibilités de caractère?

Il est certain que plus le milieu de travail évolue dans sa diversité, plus les visions et les perceptions se multiplient. Que ce soit le point de vue masculin par rapport au féminin ou d’une culture à une autre ou encore entre les niveaux de postes, les opinions et les perceptions foisonnent. Il est parfois intéressant de se poser la question suivante : « À long terme, cela vaut-il la peine que je crée un conflit avec la situation présente? » En envisageant des solutions plus positives et constructives, il est plus aisé d’imaginer de vivre en harmonie à long terme au travail. Communiquer son inconfort ou un différend avec calme demande beaucoup de maîtrise de soi et d’honnêteté, car souvent le conflit ou la friction entre deux personnes réside davantage dans la manière utilisée pour communiquer que dans le sujet lui-même.

Pas facile!

En général, quand on ne cherche pas à progresser, on régresse petit à petit. Au moment précis où les relations harmonieuses entre collègues ne sont pas créées, recréées et entretenues, elles commencent à se dégrader de jour en jour.  On ne parle pas ici de devenir le meilleur ami de tous ses collègues, mais de leur accorder l’être en les saluant quand on les voit, en les  écoutant attentivement (comme on aimerait qu’ils le fassent pour nous), en étant poli dans nos requêtes, en écoutant les leurs avec attention, etc. C’est une responsabilité pour chacun et elle fait partie du lot de responsabilités qui vient avec votre poste.

Au niveau supérieur

Bien sûr, il existe des situations qu’on ne pourra régler soi-même, parce que parvenir à une entente requiert la bonne volonté et l’honnêteté entière de toutes les parties, ce qui n’est pas toujours garanti. Voilà alors venu le moment où les leaders doivent intervenir.  Mieux ils sont formés et plus rapidement une situation difficile sera résolue. L’authenticité, l’honnêteté et surtout une bonne dose d’humilité sont de mise dans la communication lors de ces résolutions de problème.  Ces trois caractéristiques sont prisées partout et de tous. Cela dit, il revient à chacun de voir à quel point il ou elle tient à son bien-être et à celui des autres  en milieu de travail.

Laisser un commentaire

Votre adresse courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *